SAM MANGWANA

Sam Mangwana est né en 1945 à Kinshasa, de parents angolais. Dès l’âge de 17 ans, les plus grandes formations congolaises s’arrachent ce chanteur à la voix étonnante. « Quand j’ai commencé à travailler avec Rochereau, Docteur Nico et l’African Fiesta, j’assurais la première partie latino des concerts. Comme je parlais un peu portugais, ils ont estimé que j’avais de bonnes dispositions pour l’espagnol. J’ai donc appris, à l’époque, tout le répertoire de l’Orchestra Aragon.

 « Les groupes congolais des années 60 chantaient dans un espagnol approximatif, n’hésitant pas à créer de nouveaux mots. « Ça pouvait aller jusqu’à reprendre les notices d’emballage des savons ou des réclames publicitaires ! » rigole Sam. Dans les années 70, Sam devient le roi de l’afro-disco : rythmique à la James Brown, chemises cintrées, talons compensés et pattes d’eph. Il aura fallu attendre le succès de Cesaria Evora pour que Sam Mangwana puisse réaliser un vieux rêve : chanter en portugais et revenir aux ambiances du passé. Naît alors « Galo Negro », un voyage dans l’univers d’un Sam Mangwana en pleine maturité. S’il se dirige vers de nouvelles traverses, il reste fidèle à ses idéaux. Tout d’abord, le mélange des genres (l’accordéoniste malgache Régis Gizavo est l’un des invités du dernier disque de Sam). Et puis, qu’il les chante en portugais, en espagnol, en lingala, en kikongo, en bambara ou en swahili, les textes de Sam sont profondément humanistes. Pour lui, l’Afrique culturelle est en marche, et les musiciens en sont les meilleurs soldats : « La world-music ce n’est pas un style, c’est là où se retrouvent les musiciens du monde pour construire le monde de demain ».

Commencez à saisir votre recherche ci-dessus et pressez Entrée pour rechercher. ESC pour annuler.

Retour en haut